Le tatouage à travers les âges

Le tatouage à travers les âges

Bien le bonjour chers voyageurs, j'espère que vous avez fait bonne route jusqu'ici.

Aujourd'hui, nous allons discuter d'une thématique très importante dans l'univers de S.DAVID : l'art du tatouage. Et plus précisément, les différentes significations qu'il a pu avoir à travers les âges.

SDAVID Le tatouage à travers les âges

Je considère que « S.DAVID » résulte de la rencontre de trois passions : l'équitation western, qui est une source d'inspiration inépuisable pour mon univers, le travail du cuir, qui est le vecteur des émotions que je souhaite créer, et l'art du tatouage, qui incarne la manière d'exprimer les émotions.

C'est un fait, le tatouage est un phénomène de société qui est aujourd'hui bien ancré dans nos moeurs. D'ailleurs, je suis sûre que bon nombre d'entre vous a déjà sauté le pas et arbore au moins un tatouage – si tel n'est pas le cas, pas de panique, je vous aime quand même ^^. De ce fait, ce phénomène a toujours été plus ou moins présent dans nos vies. Mais à quel moment est-il apparu ? Si de nos jours, le tatouage nous permet -entre autre chose- d'exprimer notre individualité, en a-t-il toujours été ainsi ?

En 2014, l'idée de créer ma propre marque de maroquinerie germait à peine dans mon esprit. Je ne savais pas vraiment où j'allais, mais je savais que j'étais guidée par plusieurs choses : mon amour inconditionnel pour les chevaux et ma fascination pour l'art du tatouage. Pour consolider mon projet, je me suis donc lancée dans une étude de marché, au cours de laquelle j'ai cherché à en savoir plus sur ce phénomène fascinant. Attention, je ne prétends nullement détenir la vérité absolue. Je partage seulement avec vous les résultats de mes recherches 🙂

Il semblerait que le tatouage soit pratiqué depuis … Le Néolithique (~9000 av JC – 3300 av JC) ! Enorme n'est-ce pas ? Encore plus surprenant, à cette époque le tatouage aurait été pratiqué à des fins thérapeutiques. C'est en tout cas une hypothèse émise par les personnes ayant trouvé et étudié Ötzi, "l'homme des glaces" qui a été retrouvé en Italie en 1991. Cet homme comptait une soixantaine de petits traits tatoués à des endroits stratégiques : les lombaires, les genoux, les chevilles. Ces petits traits joueraient un rôle par rapport aux lésions d'artrose que présentait Ötzi. D'ailleurs, certains d'entre eux seraient proches des points utilisés en acuponcture ! Ötzi n'est pas le seul à s'être fait tatouer avant notre ère ; de nombreuses "momies tatouées" hommes et femmes plus récentes ont été découvertes en Egypte et au Soudan.

Si l'on saute quelques siècles pour se rendre au début de notre ère, on découvre à travers les récits des conquêtes de Jules César que les Bretons pratiquaient eux aussi l'art du tatouage. Je ne saurais pas vous dire s'il s'agissait de véritables tatouages comme ceux d'Ötzi ou bien de peintures corporelles. Quoi qu'il en soit, les Bretons étaient apparemment très fiers de leurs tatouages, au point de ne pas s'habiller pour ne pas les dissimuler.

Partons à présent au Japon, au VIIIème siècle ; des écrits attestent que l'on distingue deux types de tatouages à cette époque. Un type de tatouage réservé aux nobles, aux personnes illustres et un autre type de tatouage qui est quant à lui courant chez les bandits et les criminels. Ici, le tatouage n'a plus de fonction thérapeutique mais il sert bel et bien de signe distinctif et d'appartenance à un groupe.

Plus tard, le tatouage est méprisé en Occident jusqu'à être interdit par le Pape Adrien au VIIIème siècle. Il est même carrément proscrit dans le judaïsme et l'ancien testament. De ce fait, cet art ancestral disparaît en Occident du IXème siècle au XVIIIème siècle.

Les Européens redécouvrent l'art du tatouage dans les années 1770, alors qu'ils explorent le Pacifique Sud. D'ailleurs, jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, ce phénomène était surtout présent chez les marins. C'est à partir de 1970 que le tatouage connaît un réel engouement.

A travers les âges et les civilisations, on lui a attribué différentes fonctions : thérapeutique de prime abord, il devient ensuite un signe d'appartenance (à un groupe, une tribu) ou de marginalisation (les prisonniers, les légionnaires) jusqu'à être administré en tant que punition (notamment chez les esclaves dans l'Antiquité). En Asie du Sud Est, il arbore des propriétés magiques.

Voici mon analyse : le tatouage -comme toutes autres modifications corporelles- permet de s'approprier son corps, d'exprimer notre individualité. Que nous choisissions ou non d'accorder une signification particulière à nos tatouages, ils accentuent le fait que chacun d'entre nous est unique. Le corps est une toile vierge sur laquelle nous pouvons raconter notre histoire. En travaillant le cuir, j'ai décidé de m'approprier cette peau qui n'est pas la mienne en y inscrivant des dessins, des messages, des émotions. Considérez que mes créations, vos compagnons en cuir, sont comme une extension de vous sur laquelle vous pouvez afficher un morceau de votre histoire, de la même façon que quand vous vous faites tatouer.

Et voici mes sources : L'histoire du tatouage ; Ötzi + ce que j'ai pu apprendre en cours de culture design pendant mes études 😉

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